La fibre sociale de Moussa Dosso

S’il est entre deux avions, deux téléphones portables en plus du fixe, les mails et Whatsapp, l’homme, à cheval sur plusieurs projets (notamment des projets à forts impact social), tous d’envergure, aime l’humain. C’est pour ménager cette fibre chevillée au corps et à l’esprit, que Moussa Dosso s’active.
Lorsqu’il était ministre, il mettait un point d’honneur à l’épanouissement professionnel et social de ses collaborateurs dont la plupart lui est restée très proche.
C’est d’ailleurs le seul Ministre de la République qui ne voyait aucun inconvénient que son collaborateur prenne place à ces côtés, dans son véhicule de commandement .
Administrateur à la Banque Africaine de Développement, celui qui était encore Ministre d’État, Ministre de l’emploi, des affaires sociales et de la formation professionnelle  de Côte d’Ivoire il y a quelques mois, s’est posé à Kigali, fin octobre. Avec le président M. Akinwumi Adesina et ses collègues administrateurs de la BAD, ils s’y retrouvent pour le FAD-14.
L’éducation de la jeunesse par la formation professionnelle ou la scolarité classique, l’insertion des personnes qui vivent avec le handicap, le mieux être des populations rurales sont loin de n’être qu’un ‘‘discours d’homme politique’’ pour lui. C’est parce qu’il agit plus qu’il ne parle, que Moussa Dosso nous intéresse. Il fait partie de ces rares personnalités dont le combat politico-social prend racine dans la vie privée. Ce n’est que parce-que c’est au départ sa philosophie de vie, que l’engagement dans l’action publique se fait naturellement pour lui.

En 2010, lorsqu’il changeait de département ministériel passant de l’enseignement technique et de la formation professionnelle à l’industrie et au secteur privé, il a affiché une telle mine de tristesse que l’on se demandait s’il quittait le gouvernement alors qu’il rejoignait son « milieu naturel » c’est-à-dire le secteur privé(auparavant, il avait passé près de dix ans en qualité de DGA du CEPICI). La seule explication, il quittait un département de l’éducation dont il avait développé une grande passion.
Né à Mankono, un village de Côte d’Ivoire, au milieu des années cinquante, le petit Moussa jouit d’une vie familiale aisée et voit ses parents ouvrir grand les portes au voisinage et partager les repas. Il grandit avec cet esprit de convivialité et de fraternité. Jeune insouciant, plutôt beau gosse, la malice dans l’œil et le verbe facile, il a un coté bon vivant qui n’en fait pas moins un étudiant assidu. Sensible au panafricanisme des Nkrumah et autre Anta Diop, ses études de comptabilité dans l’Hexagone ne

font que renforcer la conviction de celui qui voue une admiration à Houphouët Boigny et de l’actuel Président  Alassane Ouattara.
En 2008, il lance son ONG ADDEM pour à la fois faire le plaidoyer et apporter son aide sociale et matérielle aux indigents de chez lui. Mais progressivement , les activités de son ONG ont franchi les frontières de Mankono pour s’étendre à la Côte d’Ivoire toute entière . Ses thèmes de prédilection sont la Santé, le Social, l’Education (surtout de la jeune fille), les Infrastructures et l’Environnement. Conscient que pour mener à bien ses projets de société, un certain  engagement politique faciliterait les choses, le détenteur d’un diplôme d’études supérieures comptables et financières du prestigieux Conservatoire National des Arts et Métiers de Paris, se lance, mais avec conviction.
Ce n’est pas à proprement parler son riche parcours politique qui nous intéresse ici. D’ailleurs, on dit de lui qu’il est plus un acteur de développement qu’un politicien.
C’est ce que l’humaniste qu’il est en fait pour vraiment impacter la vie de ses concitoyens. La Fondation Appui au Développement Durable et Économique de Mankono, l’Addem, en partenariat avec l’ONG Tunisienne Nadi Al Bassar,  organise des campagnes d’opération gratuite de la cataracte au CHU de Bouaké, au CHU de Treichville, à l’hôpital général d’Adjamé.
Ce sont entre mille cinq cent et deux mille patients atteints de cataracte et/ou de hernie abdominale. Ce n’est pas tout puisque l’enfant de Mankono rêve depuis quelques années d’une couverture maladie universelle cette fois, pour tout Ivoirien. Ministre aux affaires sociales, il s’est battu bec et ongles pour y parvenir, jusque début 2017.
Chaque année, ce sont des tonnes de vivres (sucre, lait, moutons….) qu’il fait distribuer lors des fêtes de RAMADAN  et de la TABASKI ; et ce sont plusieurs personnes qui ont accompli le hadj à la Mecque grâce à ses bons soins.
Le nouvel administrateur de la Banque Africaine de Développement, est de tous temps un homme de réseaux. Il avait compris longtemps avant l’ère du 2.0, que l’art de la communication et des relations plus que cordiales étaient les clés du village global qu’est devenue notre planète. Pas étonnant donc que la Banque Islamique de Développement-pour ne citer que celle là- le suive dans son action sociale.

Moussa Dosso sait parler aux gens, aux institutions et en faire profiter aux ‘‘sans voix’’. Il a défendu récemment un programme de société dans ses domaines de prédilection : éducation, santé, infrastructures et environnement. Il fera usage de son mandat de vice président du Rassemblement des Républicains, élu à 64% pour le mettre à exécution. Pour parler au plus de gens possibles et garder en éveil ses compatriotes, l’entrepreneur a mis en œuvre un projet génial : faire la fête ! En musique et pas n’importe laquelle. Le Reggae ! Aussi bien pour sa passion pour ce genre musicale que pour la vocation d’émancipation sociale de cette musique

En 2015, le féru de reggae se lance et fait venir à Abidjan les Jamaïcains Ijahman Levi, Julian Marley ou encore U Roy, aux cotés des Ivoiriens Tiken Jah Fakoly et Alpha Blondy pour un festival géant.  Le succès d’Abi Reggae est immédiat et Moussa Dosso aux anges! Le Festival Abi Reggae sera désormais annuel. Ce n’est pas tout ! Et si une radio diffusait 24 heures sur 24 du Reggae ? Pour la musique, certes mais aussi et pour les messages ? C’est ainsi que nait cette radio.
C’est pour parler de l’impact de son action que Moussa Dosso sera l’invité d’Arnaud Nkusi pour un nouveau numéro du Magazine Expérience bientôt sur votre site www.impakt.com .

Félix Djonga

Photos: Cyril Ndegeya

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One Comment

  • apres avoir suivi ce doc , Mr Dosso est exceptionnel…
    exceptionnel dans sa gestion de temps parce qu ‘il trouve d el’espace et du moment pour faire ce qu il doit faire , tant au niveau professionnel et pour ses amis .
    exceptionnel dan ssa facon d etravailler , quelle force de caractere et d’abnegation pour son travail , et sa passion pour les questions posees et les solutions a ces problemes .
    exceptionnel dans son humanite , souvent on croit que seuls les philanthropes sont de la peau blanche ou blancs , mais voila un homme , africain qui nous montre l’exemple meme avec le peu qu ‘on a on peut partager …

    merci Impakt info pour ca, encore plus d’impact!!

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