Respecter femme et enfant

Ce qui questionne le monde ‘‘des libertés’’ que nous nous battons à défendre coûte que coûte aujourd’hui, c’est cette contradiction dans les faits à la fois de vouloir pour nous une certaine ‘‘considération’’ et de la dénier à l’autre, en face de nous. Lucky Philip Dube le décrie dans son titre Respect, en ces termes: ‘‘When you flash that badge, You want everyone to shiver (…) You want everyone to worship you(…) I got no time to worship human kind (…) I only worship the All Mighty Gimme gimme respect. Show me show me respect’’.

Lorsque cet autre est ‘‘femme’’ et/ou enfant, bien souvent, même si nous le nions, nous lui dénions les droits qui (consciemment ou inconsciemment) nous reviendraient ‘‘de droit’’. A nous, hommes de sexe masculin et à nous seuls ! L’Arabie Saoudite par exemple vient, il y a quelques mois, d’autoriser la femme à conduire une automobile. Elle reste néanmoins ‘‘sous-tutelle’’ masculine même par filiation (fils-mère). Le fils a autorité sur sa mère ! Nous sommes bien au XXIème siècle, en 2020 dans une douzaine de mois à peine !

Voilà pourquoi pour les Nation Unies consacrent encore à ce jour, les 25 et 26 novembre de chaque année deux journées de réflexion et d’actions en faveurs des droits des femmes et des enfants à être exempts de toute forme de violence. Tout ne part-il pas de la cellule familiale ? C’est de là donc que devrait partir toute prise de conscience à l’exigence sans conditions de respect pour tous.

Oui, les choses changent. Sans doute pas à la vitesse souhaitée. A pas de tortue même ! Mais elles changent. C’est une bonne nouvelle. En cette année 2018, c’est le Danemark qui est en tête de liste des pays où il fait le mieux vivre pour les femmes. Ce pays est aussi le meilleur pays au monde où élever ses enfants, et dans les trois premiers de ceux où il fait davantage bon vivre, selon des classements d’USA News & World Report de 2018. Depuis 2005, il existe d’ailleurs un parti politique féministe danois, Feministiskt Initiativ.

Saviez-vous que chaque année, le Forum Economique Mondial dresse le classement des pays où l’égalité hommes-femmes est la plus respectée ? Pour la première fois, l’écart entre les genres se creuse davantage. Ce forum s’est penché sur cent quarante quatre pays dans le monde selon quatre critères: la santé, l’éducation, la politique et la participation économique. Si, en termes de santé, l’écart tend à diminuer, ce n’est pas le cas pour l’implication économique et politique, d’après le Newsmonkey. Le Rwanda est classé quatrième sur les dix premiers pays, après l’Islande, la Finlande et la Norvège.

Etes-vous au courant du fait que le monde se soit doté en 1989 de la « Convention internationale des droits de l’enfant » ? Tout simplement parce-que les enfants sont plus vulnérables que les adultes, parce qu’ils n’ont ni droit de vote ni influence politique ou économique, parce que le développement sain des enfants est crucial pour l’avenir de toute société. Rappelons-nous toujours que tous ces écrits ne sont rien sans une prise de conscience collective.

L’essentiel se trouve en fait, dans notre volonté personnelle d’offrir à autrui, ce que nous souhaitons pour nous même. Pour les nôtres, la seule garantie d’un mieux-être seul et/ou ensemble tient à ce fil : la considération de l’autre ! Sans elle, rien pour nous. Tous les discours sans attitude, ni actions dans ce sens restent lettre morte.  

Cette valeur fondamentale devrait sou tendre toute pensée, toute parole, toute action, et toute omission de ‘‘moi’’ à autrui. Femme ou enfant fut-elle. Le vent de la révolte et de la réclamation pour ce droit fondamental s’est désormais levé et souffle de partout dans tous les sens pour faire entendre raison aux égoïsmes machistes qui ont si longtemps fait régner des injustices injustifiées. Comme un tonnerre, l’impératif gronde : Respecter femme et enfant !

Arnaud Nkusi

0 Reviews

Write a Review

Vinkmag ad

Arnaud Nkusi

Le concepteur et rédacteur en chef de impaktinfo est journaliste professionnel. Il a présenté le 20 heures et les Journaux Radio, après quelques années de presse écrite. Fort de cette expérience qui s'étale sur près d'une vingtaine d'années,il décide de mettre la barre plus haut en initiant sa propre boite de production, Impaktinfo pour réhausser le niveau de la pratique du métier. En informant l'opinion publique avec des nouvelles positives, particulièrement en ce qui concerne les évolutions en cours en Afrique, tous domaines compris.

Read Previous

Psycho 1

Read Next

La Paix

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *