Chacun sa part

Votre petite pierre, notre petite pierre et à l’intersection, la pierre d’angle. C’est ainsi que je résume le rôle de chaque personne humaine. Un talent à coté d’un autre. Dans la bienveillance, l’appréciation mutuelle, la complémentarité, le respect et donc, le bénéfice pour tous. Une dose de foi en la Vie en attire la bénédiction. Utopie ? Presque, mais pas tout à fait. La nuance dépend de nous. Vous et moi.

A l’intérieur de chacun(e) la ‘‘matière première’’, le ‘‘don originel’’ de l’intelligence, du bon sens et avec un minimum d’éducation, le respect de l’autre. Cet autre n’est pas que notre semblable, l’humain. C’est l’ensemble de ce qui est avec nous dedans ; notre environnement. La faune, la flore, comptent autant que l’être humain. Ce dernier fait partie d’un ensemble duquel il n’est qu’une infime partie, avec la particularité de pouvoir user de ce fameux ‘‘bon sens’’ pour mener la barque à bon port.

En avons-nous assez conscience ? Nous rendons nous suffisamment compte que la paix et/ou la guerre prennent racine dans l’esprit humain et que la suite dépend fortement de notre sens de responsabilités ? Que l’attitude, le discours, la posture, l’action ou l’absence d’action dans un contexte donné impactent l’autre ? Autres créatures, animale, végétale et humaine. Penser, ne pas penser, faire ou ne pas faire, dire ou taire, agir ou non a -que nous en soyons conscients ou pas- un impact sur le cours de ce qui advient ou n’advient pas.

Les choix sont à notre portée, à l’exception de celles et ceux d’entre nous qui ont une santé mentale fragile. Le pouvoir, chacun(e) l’a. Celui de d’apporter à notre maison commune, la terre, notre part d’humanité. A chaque instant, nous pouvons décider de ce que nous offrons aux autres. La paix ou la guerre. Tout part de notre cadre de vie le plus intime. C’est de là que tout vient, en ne tombant guère dans le piège d’attendre que ce soit ‘‘ l’autre ’’ qui commence.

Mère Teresa dit : ‘‘Commences en transformant tout ce que tu fais en quelque chose de beau pour Dieu.’’  Entendez ‘’ … pour autrui ’’. Cette parole est universelle et vaut tout autant pour ‘‘croyant(e)’’ et ‘‘non croyant(e)’’. Etre vivant, c’est se reconnaitre comme partie intégrante d’un tout qui nous dépasse et auquel nous sommes invités à apporter notre petite part. C’est à cette image que se fonde la relation des Etats à leurs citoyens. Ces Etats sont dits ‘‘indépendants et souverains’’ pour la plupart. Ils n’en sont pas moins interdépendants.

Les Nations Unies prennent tout leur sens de cette interdépendance. La question de l’efficacité des ‘‘actions’’ de l’Organisation peut se poser légitimement au regard de l’histoire des nations, mais pas l’essence même de son existence. Qu’elles le veuillent ou non, les Nations du monde entier ressentent le besoin d’une appartenance commune physique au sein d’un même toit.   Au moment où j’écris ces lignes, j’écoute en même temps le Secrétaire Général des Nations Unies Antonio Guterres qui s’exprime au Forum de Paris sur la Paix. Cela, même si l’opinion publique ne considère plus les discours de l’Institution comme susceptible de changer les cours inéluctable des ‘‘choses’’.

A ce jour, seule l’Organisation des Nations Unies est l’Institution qui incarne la maison commune, même si les citoyen(ne)s du monde doute chaque jour davantage de sa raison d’être et de son impartialité. Il ne fait pas bon vivre en dehors d’elle quels que soient les poids et mesures incarnés par les Etats selon leur ‘‘importance’’ dans le concert des Nations. Qu’y font-ils de concret pour que le monde aille mieux ? Quelles sont leurs parts ? Quelles sont celles des autres pays ? Ceux dits par ‘‘politesse’’, ‘‘en développement’’ ?

Quelle est au-delà des organisations, la part de l’individu, vous, moi ? Est-il légitime de nous poser la question de notre part de responsabilité à chacun(e) ? Ou alors, nous estimons que c’est aux autres, dirigeants d’institutions, d’états,  d’organisations des sociétés civiles d’y répondre. La responsabilité de notre monde leur incombe-t-elle à eux (elles) seul(e)s ou chacun(e) a sa partition à jouer ?

Dans une salle de classe, au volant d’un véhicule, dans un hôpital, sur un marché, dans une église, une rédaction, sur une scène de spectacle,  à domicile où nous sommes appelés à être, qu’y faisons-nous ? Comment y sommes-nous ? Et si au-delà de ce qui se voit, notre part était ‘’ce qui ne se voit pas’’. Et si notre infime pensée et son expression ou son silence impactait notre monde ? Si un peu de bienveillance et de gentillesse valaient bien plus que nous croyons ? Des personnalités s’expriment sur ce qu’est pour elles la gentillesse (voir Impaktsociété).

Vous et moi, n’avons-nous pas notre part à offrir plus qu’à réclamer ? La petite Thérèse vivait   « comme si la perfection de l’Ordre auquel elle appartenait, dépendait de sa conduite personnelle ». Les plus de sept milliards d’humains que nous sommes sur terre équivalent à autant de chances pour notre maison commune. Oui, chacun peut et doit apporter sa part de lumière si infime soit-elle, ce qu’il (elle) a de plus beau à offrir aux autres desquels il (elle) reçoit bien plus qu’il (elle) ne l’imagine. A chacun sa part.

Arnaud Nkusi

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Arnaud Nkusi

Le concepteur et rédacteur en chef de impaktinfo est journaliste professionnel. Il a présenté le 20 heures et les Journaux Radio, après quelques années de presse écrite. Fort de cette expérience qui s'étale sur près d'une vingtaine d'années,il décide de mettre la barre plus haut en initiant sa propre boite de production, Impaktinfo pour réhausser le niveau de la pratique du métier. En informant l'opinion publique avec des nouvelles positives, particulièrement en ce qui concerne les évolutions en cours en Afrique, tous domaines compris.

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7 Comments

  • Merci de nous rappeler que nous sommes un tout dépendant les uns des autres. Et j’aimes surtout l’inclusion que tu fais de l’environnement, si souvent ignoré, dans ce tout!
    Un départ de l’individualisme égoïste « Chacun pour soi, Dieu pour tous » vers un humanisme complet.

    Que Vive ImpaktInfo

    • Bonjour Bench Kajyambere,

      N’est-ce pas ESSENTIEL de nous nourrir de nos »interdépendances »?
      Merci à vous.

  • Merci beaucoup Arnaud! Tu ne peux pas imaginer comment cet article me touche et reveille en moi une conscience que parfois je laisse endormie sans aucune raison. Merci

  • J’adresse toutes mes félicitations et tous mes encouragements à Arnaud ainsi qu’à toute l’équipe d’IMPAKTINFO pour les efforts fournis afin de nous servir UNE AUTRE INFORMATION.
    puisse être IMPAKTINFO notre vitrine d’information sans frontière avec un accent particulier sur la culture , la santé et l’environnement ; éléments incontournables de notre futur commun.
    Merci Arnaud.

    • Bonjour Arsène Rwagamba,
      Merci pour vos encouragements et le choix de votre commentaire sous cet éditorial, des mois après
      sa publication en dit long sur votre choix de réaction.
      C’est nous qui vous remercions.
      Restez avec nous ici :www.impaktinfo.com

  • C’est une cuti de rappel pour chacun tant on est souvent en deçà,dans notre vie quotidienne, des préceptes ainsi bellement développés. Mon seul bémol est de dire qu’on infère souvent ainsi que notre responsabilité se jouerait dans l’infime, la proximité. Mais elle doit s’éprouver tout autant face aux grands problèmes, dans la ŕésistance aux grandes atteintes aux autres. On néglige trop la nécessité et l’efficace de la vertu individuelle en ces matières.

    • Bonjour Le Scornet,
      Pertinente réflexion, pour laquelle nous vous remercions!

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